Google







google sur google




texte sur le violon

La face supérieure d'un violon est appelée table d'harmonie. Faite de deux morceaux d'épicéa collés dans le sens de la longueur, elle est bombée et percée de deux orifices en formes de f, les ouïes, qui ont pour vocation de libérer les vibrations provenant de la caisse de résonance. La face inférieure, communément appelée le dos ou le fond, est formée d'une pièce en érable, ou de deux pièces collées ensemble dans le sens de la longueur. Elle est également bombée mais souvent dans une moindre mesure. Sur les bords des deux faces, on distingue une double ligne noire : le filet. Celui-ci a deux vocations : esthétique et pratique (pour atténuer ou supprimer les conséquences d'éventuels chocs latéraux).
Les flancs en érable, appelées éclisses, réunissent la table d'harmonie et le fond afin de former une boîte qui forme la caisse de résonance. Au niveau du chevalet, les côtés du violon sont en forme de C (en creux vers l'intérieur) afin de faciliter le passage de l'archet.
A l'intérieur du violon, on trouve l'âme et la barre d'harmonie, qui jouent un rôle essentiel au niveau acoustique. L'âme est un petit cylindre vertical en épicéa reliant la table d'harmonie et le dos. Située sous le côté droit du chevalet, elle n'est maintenue en place que par la pression exercée à ses deux extrémités. La barre d'harmonie est une barre de sapin collée à la table d'harmonie sous le côté gauche du chevalet.
[modifier]

Le manche
Il s'agit d'une pièce d'érable terminée par la tête, décorée d'un ornement en forme de spirale, la volute. Sur la tête, des chevilles sont fixées latéralement afin de contrôler la tension des cordes. Facilement reconnaissable par sa couleur noire, une longue plaque d'ébène appelée la touche est collée sur le manche. La touche est terminée au niveau de la tête du violon par le sillet, petite pièce en ébène qui fait office de guide pour les cordes.
[modifier]

Le montage
Le chevalet est une planchette sculptée en érable placée perpendiculairement à la table d'harmonie entre les ouïes et qui assure deux fonctions. D'abord, il maintient les cordes dans une configuration arquée (les cordes ne sont pas dans un même plan), permettant que chacune puisse être frottée séparément. Il a également une influence sur la sonorité du violon, car il communique les vibrations des cordes à la table d'harmonie.
Les quatre cordes sont tendues par les chevilles et passent par le sillet et au-dessus du chevalet. Elles sont maintenues à la base du violon par le cordier, pièce noire en ébène fixée à la caisse par un bouton. Sur le cordier, il est courant de placer une ou plusieurs molettes fines appelées tendeurs pour s'accorder plus aisément.
Les cordes, de la plus grave à la plus aiguë sont accordées à la quinte de la manière suivante : sol, ré, la et mi.
Autrefois on désignait respectivement sous les noms de chanterelle et de bourdon les cordes de mi et sol. On en trouve la trace dans la traduction de la méthode de Leopold Mozart par exemple. Actuellement, on note les cordes de I à IV, la première corde étant celle de mi.
écouter les cordes à vide (fichier MIDI)
[modifier]

Le jeu
De très nombreuses techniques existent sur le violon pour obtenir une large palette sonore et tirer toutes les possibilités de l'instrument.
[modifier]

Main droite
Jeu habituel : legato, ie lié. Le violoniste frotte les cordes avec l'archet et ne différencie pas chaque note ; le jeu est très fluide. Idéalement on ne distingue pas à l'oreille de différence entre poussé et tiré. Ces deux mots viennent nommer les deux phases d'un aller-retour de l'archet : tiré quand on va du talon vers la pointe, et poussé l'inverse.
Détachement particulier. Le staccato est une technique de blocage de l'archet après un laps de temps plus ou moins long qui permet de couper le son et donc de détacher chaque note. On peut faire du staccato dans un même coup d'archet ou en alternant tiré et poussé à chaque note.
Sauts. Il est possible grâce au saltato, au spiccato... de faire sauter l'archet, plus ou moins sèchement, pour des effets sensiblements différents. On peut aussi laisser l'archet rebondir sur la corde, car celui-ci étant légèrement courbé, il est souple et adopte aisément ce type de mouvement.
Doubles cordes, accords. En mettant l'archet sur le plan de deux cordes voisines, le violoniste peut jouer simultanément deux parties différentes. Il peut aussi, en appuyant un peu plus sur l'archet pour mettre trois cordes quasiment dans un même plan, jouer un accord de 3 notes presque en un même moment. Pour les accords de quatre cordes, cela est parfaitement irréalisable, et on arpège l'accord, c'est-à-dire que l'on joue deux ensembles en doubles cordes à la suite.
Pincement. Avec le pizzicato, le violoniste pince les cordes avec la main droite.
Placement. On peut placer l'archet à différents endroits, notamment
à mi-chemin entre le chevalet et la touche (habituel) ;
près du chevalet, pour gagner en puissance et en corps ;
quasiment sur le chevalet (sul ponticello), pour un son très sifflant, fébrile, très aigu, parfois faible ;
sur la touche (sul tasto), pour un son lointain et distant, parfois qualifié de blanc.
Col legno : ce ne sont plus les crins qui sont en contact avec la corde, mais le bois de l'archet. L'effet obtenu en frottant alors la corde n'ayant que peu d'intérêt (le son est quasiment imperceptible), il s'agit plus souvent de frapper la corde, pour obtenir un remarquable aspect percussif. Cette technique est notamment resté célèbre grâce à la pièce Mars, issue des Planètes, de Holst.
Bariolages. Il s'agit de passer rapidement d'une corde à sa voisine. On peut alors jouer des notes à un rythme très élevé, et exécuter des passages de manière spectaculaire quand ils ne demandent que peu d'efforts réels, par exemple un bariolage (très classique) sur les cordes sol - ré - la - mi - mi - la - ré - sol.
[modifier]

Main gauche
Jeu habituel : les doigts de la main gauche viennent appuyer la corde sur la touche de manière à raccourcir la longueur de celle-ci. La longueur, avec la tension, détermine la hauteur de la note. Remarque : comme le pouce ne sert pas à autre chose que tenir le manche, on appelle premier doigt l'index, et ainsi de suite jusqu'à 4 seulement.
Vibrato. Il s'agit de vibrer les notes, c'est-à-dire de provoquer une ondulation assez rapide de la main gauche, la hauteur de la note variant ainsi un peu. Très expressif, on suggère souvent de ne pas l'employer en excès.
Harmoniques. Parfois, on pose légèrement un doigt en un endroit précis de la corde, sans appuyer, de manière à bloquer certains modes de vibration : en mettant le doigt au milieu de la corde par exemple, on ôte par exemple le mode fondamental, et on entend alors surtout le premier harmonique, une octave plus haut que la note obtenue sur cette corde à vide. Ces notes sont appelées des harmoniques et ont des sonorités assez flutées.
Doubles cordes. Le violoniste apprend progressivement à commander chaque doigt séparément et avec précision, jusqu'à enchaîner des notes différentes sur deux cordes, ou à placer ses quatre doigts en même temps chacun sur une corde et à en changer les positions plusieurs fois à la suite. C'est un exercice particulièrement exigeant de justesse.
Pizz main gauche. Sous cette abréviation se cache une technique qui amuse toujours les plus jeunes, il s'agit de pincer la corde avec les doigts de la main gauche. Ainsi, on pincera avec le 4ème doigt si l'on joue avec le 3ème, et ainsi de suite, l'archet pouvant aider si l'on joue avec le 4ème doigt. Fréquemment utilisé dans des morceaux de bravoure (ex : 24ème Caprice de Niccolò Paganini).
[modifier]

Historique
Les premiers violons sont apparus au milieu du XVIe siècle probablement en Italie du Nord et sont les descendants des rebecs et des violes. Antonio Stradivari fit évoluer l'instrument qui n'avait pas changé depuis sa mise au point par un membre de la famille Amati. À partir du début du XIXe siècle le violon a subi de nombreux changements, extérieurement peu visibles mais de grande influence sur l'évolution du son.
Depuis 1950 on réutilise de plus en plus pour l'interprétation de la musique ancienne (1600-1830), des violons dans leur état original, appellé aujourd'hui Violon baroque. Cependant l'accord baroque n'est plus toujours de mise car le la n'était pas fixé de manière uniforme, et aucun moyen ne nous est resté pour en déterminer une valeur à telle époque et tel endroit. On estime selon les circonstances météréologiques et les coutumes régionales des valeurs entre 390 Hz et 415 Hz, mais des valeurs extrêmes de 465 Hz sont connues.
Vers la fin du XXe siècle des violons en fibre de carbone ont été mis au point avec un avantage considérable : leur prix peu élevé. Ils ne servent cependant que de violons d'étude car, de l'avis des violonistes, ont un son plus terne, qui évolue peu (ou pas). Ils sont très aisément reconnaissables grâce à leur table noire qui comporte un fin quadrillage sombre.
[modifier]

Autour du violon : ensembles, luthiers, violonistes...
Le violon est l'instrument le plus représenté dans l'orchestre symphonique classique. Il y a en effet en moyenne 25 violonistes pour un orchestre symphonique d'une centaine de musiciens.
On lie également le violon au quatuor à cordes, à l'orchestre de chambre, et à l'orchestre à cordes.
Les luthiers créent et entretiennent les instruments à cordes. Les plus connus sont Antonio Stradivari, la famille Amati, la famille Guarneri, Jean Baptiste Vuillaume et Nicolas Lupot qui tous deux ont reçu le surnom de Stradivarius français.

Un violon de Vuillaume, copie Guarneri 1863
Liste de violonistes célèbres de 1600 à nos jours
Les violons célèbres
École française du violon
[modifier]

À écouter
[modifier]

Quelques œuvres célèbres
Jean-Sébastien Bach, Sonates et Partitas pour violon seul, 6 Sonates pour Violon et clavecin; 2 Concertos pour violon, Concerto pour deux Violons,
Béla Bartók, Sonate pour violon seul, 2 sonates pour violon et piano, 2 concertos pour violon;
Alban Berg, «Concerto à la mémoire d'un ange»;Concerto pour violon et Orchestre (1935)
Luciano Berio, Sequenza pour violon seul, Corale pour violon et ensemble
Ludwig van Beethoven, le Concerto pour violon, les Sonates pour violon et piano
Johannes Brahms, le Concerto pour violon, Sonates pour violon et piano ;
Max Bruch, le Concerto pour violon ;
Claude Debussy, sonate pour violon et piano ;
Antonín Dvořák, le Concerto pour violon ;
César Franck, sonate pour violon et piano ;
Felix Mendelssohn-Bartholdy, le Concerto pour violon en mi mineur op. 64 ;
Wolfgang Amadeus Mozart, 5 Concertos pour violon, la Symphonie concertante, KV.364,
Niccolò Paganini, ses Concertos 1 à 4 et ses 24 Caprices;
Sergeï Prokofiev, Concerto pour violon n°1
Maurice Ravel, sonate pour violon et piano ;
Pablo de Sarasate, Fantaisie de concert de Carmen ;Zigeunerweisen, Habanera
Jean Sibelius, le Concerto pour violon ;
Tchaïkovski, le Concerto pour violon ;
Henri Vieuxtemps, 6 Concertos pour violon;
Antonio Vivaldi, Les Quatre Saisons, Concerto en La mineur, Concerto en Sol Mineur
Eugène Ysaÿe, Sonates pour Violon Solo, Op. 27
Fritz Kreisler, Liebesleid et Liebesfreud
[modifier]

En musique traditionnelle
Il est joué par un violoniste, en musique classique ou moderne, et par un violoneux en musique traditionnelle du centre-France et du Québec. En Irlande, l'instrument se nomme fiddle et est joué par un fiddler. Le violon est aussi largement joué dans la musique indienne, la musique traditionnelle (tzigane, irlandaise, québécoise, centre de la France, entre autres),
Kevin Burke, musicien Irlandais ayant participé notamment au groupe The Bothy Band;
Jean-François Vrod, violoneux ayant participé notamment à Café-Charbon.
[modifier]

Le jazz et le rock
Des violonistes tels Stéphane Grappelli, Elek Bacsik, Jean-Luc Ponty, Didier Lockwood, des compositeurs comme John McLaughlin, Frank Zappa, ont largement contribué à élargir l'utilisation de cet instrument.
[modifier]

Autres acceptions
L'argot a utilisé le violon dans diverses expressions :
Le violon peut ainsi désigner la prison.
Les boîtes à violon signifient les chaussures des personnes aux grands pieds.
On connaît également l'expression autant pisser dans un violon, qui signifie que ce qu'on va faire ne servira à rien, est voué à l'échec.
Des travaux scientifiques se sont servis de l'exemple du violoniste pour illustrer la plasticité de l'organisation cérébrale. En effet, la zone du cortex correspondant aux doigts de la main gauche (celle qui agit sur les cordes) est plus développée chez un violoniste que chez un individu non violoniste.

photos et vidéos: